Wanted vous livre ses coups de cœur en vrac,
utiles ou futiles mais toujours indispensables, bref
un vrai sac de filles.

1 juillet 2019 by ivan janin

Récup : les bobos n’auront pas le dernier mot

1 juillet 2019 by ivan janin

IMG_9041Ces petits gestes, de chacun,  qui contribuent
à protéger la planète. On en est tous conscients.
Glocal comme on dit. L’histoire se passe au Sri Lanka.
Pas dans un resto végan, pas plus un coffee-shop
bio, sans gluten ni machin ou bidule.

Pour l’une c’est au fin fond de la forêt,
près du Lac de Koggala. Sami y organise des balades
en bateau. Il a 30 ans cela fait 14 ans qu’il fait ça.
C’est son père qui a crée ”l’affaire”. On rencontre
le papa du reste et même la maman
Leur gagne-pain c’est l’exploitation de la cannelle
depuis 4 générations. On leur en achète en poudre,
en bâtonnets et, clou du spectacle, nos emplettes nous sont remises
dans un merveilleux sac d’emballage.
Une liste de courses scotchée métamorphosée en sac.
On a aimé, beaucoup même.
IMG_9036 sac recto
Puis c’est au tour du Musée des Masques
d’Ariyapala & Sons, son atelier et sa boutique.
J’achète donc je suis.
On craque pour deux statuettes,
mari et femme et ne voilà-t-il pas qu’on nous
les emballe dans un super sac fait de récup
de vieux journaux et de bout de corde.
Finitions parfaites jusqu’au détail du soufflet.
Chapeau !  Je sors mon regard de cocker,
mon plus beau sourire et en implore un second.
Je sors de la petite boutique plus ravie
par mes 2 emballages que par mon achat.

Vive les sacs recyclés
Et de surcroît en papier
Car non, le plastique
C’est (vraiment) pas fantastique.

Je vous quitte sur ces quelques vers & à bientôt !
Najoua Janin

Ceci est un (vrai) sac

19 août 2014 by ivan janin

Sac Jump from paper“Jump from paper™”, les sacs
en carton qui cartonnent.
La garantie d’un look (presque) chic grâce
à un sac (presque) en toc, du moins dans son apparence.
Mais elle est trompeuse (l’apparence) car à mains ou à dos ils ne dérogeront pas à la règle, à savoir le devoir d’accueillir portefeuille, portemonnaie, portable, porte-clefs, porte-mines  et, pourquoi pas, porte-bonheur.
Bref qu’importe, vous aurez le look retro. Rétro comme rétroviseur. Retour à l’enfance, ambiance cartoon,  entre imagination, couleurs et fantaisie.

Fillette au sacAux commandes deux designers taïwanaises
Chay Su et Rika Lin. Leur philosophie ?
“Why take everything so serious?”.
Dans le même registre (enfin presque),
nous, on a Montesquieu qui disait “la gravité
est le bouclier des sots”. Alors chiche ?

http://www.jumpfrompaper.com
Najoua Janin

Confidences sur l’oreiller

3 février 2014 by ivan janin

CoussinQui n’a pas en mémoire les étiquettes bagages
d’autrefois, de ce temps révolu où le voyage débutait
dès l’arrivée à l’aéroport. De celles que l’on conservait
(au pire) au fond d’un tiroir ou qu’on exposait
(au mieux) dans un carnet de voyage truffé de notes, croquis et autres collages.
Trois petites lettres et puis s’en vont.
Et voilà que le fameux code Iata (Association
Internationale du Transport Aérien),
qui désigne l’aéroport, retrouve ses lettres de noblesse.

Portrait du Capitaine GregCaptain Greg, inépuisable globe-trotter ravive à travers
ces coussins,  l’âme de ce que furent autrefois ces petits bouts
de papier, qui sont autant de tranches de vie,
de preuves-que-j’y-suis-allé-vraiment, de souvenirs.
De la nostalgie aussi mais une nostalgie heureuse. La saudade
comme on dit au Brésil. Normal, c’est bien de là que vous
sera expédiée votre commande !

http://www.airportag.com
Un joli coussin pour mieux rêver, parce que rêver c’est aussi voyager (et vice-versa).
Najoua Janin

Faites pas de cadeaux, faites des heureux

17 décembre 2013 by ivan janin

diego_carneiro.jpgCe jour-là je n’avais pas bénéficié de la mobilité sociale
du voyageur dont parle Bouvier dans “L’usage du monde”. Pas moyen d’avoir une invitation via le Consul Honoraire
de France et autres gens de Cour pour pouvoir assister à ce grand concert de musique classique, avec à l’affiche des noms prestigieux, dans le mythique opéra de Manaus.
Ouf. Quelle aubaine. Le spectacle était dehors. Des élections sous peu. Donc deux écrans géants installés sur
le parvis pour l’occasion et pour le peuple. Les caboclos qui regardaient, écoutaient, en sirotant un cafezinho, une guarana ou une douteuse cachaça premier prix. Intrigués
et silencieux d’abord. Souriants puis amusés après. Riants
et dansants pour finir. Car oui Monsieur, chez ces gens-là,
on danse sur de la musique classique. On danse sur tout
ce qui est beau. Et on peut rire aussi. A gorges déployées même. Rire de plaisir.
Au placard les faux regards lointains et solennels, la mine faussement pensive, tout ce maniérisme livré en kit avec la Grande musique. Puxa vida ! Dire que j’ai failli rater ça. Najoua Janin

amazonart_logo_petit.jpg
Faites pas de cadeaux, faites des heureux. Le 19 décembre à 20h00 le violoncelliste brésilien Diego Carneiro est
en concert.  Les deniers récoltés servent à donner de cours
de musique en faveur de  jeunes défavorisés  d’Amazonie (la Brésilienne).  C’est le grand projet de sa vie qu’il mène
à travers l’association qu’il a crée en 2009, Amazon Art.

http://www.amazonart.info


Jeudi 19 décembre – 20h00 – Espace Krejcberg – 21 avenue du Maine – Métro Montparnasse.
Au programme : deux suites de Bach et des compositions sur les légendes d’Amazonie.
(Entrée : 15 € et 10 € pour les étudiants et membres de l’Association Brésilienne
de Concert).
Réservation via la talentueuse cantatrice soprano brésilienne Ivonete Rigot-Muller, Directrice de l’Association Brésilienne de Concerts.
http://www.abcconcerts.blogspot.fr
Tél. : 06 41 18 04 85 – Ivonete.Rigot-Muller@wanadoo.fr

Albums : histoires de bulles et d’immigration

15 octobre 2013 by ivan janin

affich_expo_française2Albums, l’expo BD qui raconte des histoires. La vôtre,
la mienne, celle de vos voisins, de vos amis, de votre belle-sœur, de vos collègues, de votre facteur. La vôtre donc.
Réelles ou imaginaires, elles parlent d’immigrés ou sont sous leur plume ou celle de leurs descendants.
Imbibées du départ, de la rupture, de la fuite,
du déracinement. Elles portent en elles l’espoir, la déception, la dérision, l’autodérision. Elles restituent la substantifique moelle du phénomène. Elles ne narrent pas. Elles transpirent le vécu du plus profond de la chair de leurs auteurs. L’humour aussi, beaucoup même, tel un pied
de nez à la morosité. Prenez-en de la graine et venez faire un (grand) tour si, tel un trop-plein, elle (la morosité)
vous fait fuir les sujets dits sérieux mais néanmoins essentiels. Promis vous allez sourire, rire et réfléchir aussi. Dis-moi d’où tu viens et je saurai mieux t’aimer. Et pour ceux
qui croient que  la Porte Dorée est no fundo do quintal, comme on dit au Brésil, que nous aimerions traduire par “au trou du c… du monde”. Ni passeport, ni visa pour y accéder.
Le métro pousse jusqu’ici, ligne 8 station Porte Dorée. Le tramway aussi, le T3 et même
le bus (n° 46), pour vous dire…
“Porte Dorée”, ça ne s’invente pas pour parler d’immigration. Dire que le Palais du même nom a été édifié pour glorifier le colonialisme. La visite du Musée s’impose. D’une pierre, deux coups de cœur.

toguo2En entrant dans le musée (et en sortant aussi, au choix), dans l’immense hall d’entrée, Road to exile, œuvre
de Barthélémy Toguo. Une barque en bois, des ballots
de tissus, des bouteilles, telles celles qu’on jette à la mer comme un cri d’alarme. Toute ressemblance avec des scènes ayant déjà existé ne serait pas fortuite.
Najoua Janin

Expo Albums du 16 octobre au 27 avril. Musée de l’histoire de l’immigration.
Palais de la Porte Dorée – 293, avenue Daumesnil – 75012 Paris
http://www.histoire-immigration.fr